Atelier Disbaru Création Graphique

Bertrand PEARON

118 rue de la platrerie

05230 LA BATIE-NEUVE

atelier.disbaru@gmail.com

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Apparences

22/03/2022

Apparences

Dans mon atelier ce jour, une pensée sincère pour les TPE et PME. Car si nous sommes tous d'accord pour dire qu'il ne faut pas se fier aux apparences, notre cerveau est coquin... et son jugement primaire se fera sur ce qu'il verra en premier d'une chose ou d'une entité... Et je pense là à votre identité visuelle. Sur papiers, réseaux sociaux ou moteurs de recherches, si votre logo est un peu ancien, vous risquez de paraître en manque de modernité, si il a été dessiné par un tonton fort en Paint à votre démarrage, vous risquez de paraître amateur... Alors si vous faites confiance à votre boulanger pour un bon pain, faite confiance à un graphiste pour une bonne identité visuelle! Vous pouvez reprendre et maîtriser votre image d'entreprise, et je peux vous y aider. En m’adaptant à vos besoins, et vos budgets.
(Photo : première ébauche du logo Disbaru en 2003, de mes archives perso, que je destinais à l'époque pour une maison de production de films fantastiques... on ne rit pas!😉)

8.75

14/02/2022

8.75

C'est la surface en mètres carrés de mon bureau. Mon petit cube de bazar, plongé dans une ambiance chaude aux murs jaunes, avec une fenêtre sur mon jardin où je peux admirer les oiseaux s'amuser dans les arbres. Ces quelques mètres carrés où je me sens bien, où j'invente, créé en écoutant de la musique. J'y suis assis devant mon bureau, bricolé maison, face à mon ordinateur, mon complice de tous les jours.  A nous deux, nous faisons vibrer le graphisme que nous aimons. 
Mais 8.75m², ce n'est qu'une goutte dans l'immensité de notre monde. Un monde qui offre bien plus qu'il n'y paraît. Il m'a fallu du temps pour comprendre puis admettre que cet endroit que j'aime tant, ne suffirait pas à la réussite d'un projet professionnel qui me tient tellement à cœur. On peut juger ce monde, le haïr pour certain de ses aspects, mais sans lui, mon petit monde ne peut exister! J'ai appris à sortir de mon cube, appréhender l'immensité, là dehors, la comprendre et m'amuser avec. J'ai appris à apprécier les choses magnifiques, les gens fantastiques qui y sont et admettre que mon jugement, limité au seul cadre de ma fenêtre était erroné. Oui, tout dehors n'est pas génial et non, il n'est pas viable, ni humainement, ni professionnellement de rester enfermé.

Stage

06/02/2022

Stage

Stage
Et un jour, vous passez de l'autre côté de la barrière (si tant est qu'il y en a une d'ailleurs...). Depuis quelques jours j'ai le plaisir de recevoir deux stagiaires, aux besoins et profils différents. Je ne peux pas le faire souvent et je n'ai pas toujours les épaules assez larges pour accueillir des apprenants.
C'est une drôle de sensation que de se mettre dans les habits de celui qui reçoit. Mais c'est aussi un exercice introspectif très intéressant. Parler de soi, en tant que professionnel, parler de son travail, parler de son savoir-faire, parler de son expérience. Pas évident quand nous avons l'habitude de nous occuper seuls dans un bureau. Et puis en parler ne suffit pas, il faut transmettre! Les jeunes que je reçois ici viennent chercher une expérience, des avis, se confronter à une réalité... alors je dois leur donner cela. Une part "pédagogique" que j'apprécie tout particulièrement. Parler, théoriser et montrer ce que l'on fait et sait est une expérience absolument géniale. 
Au final, je me pose la question : qui en aura appris le plus sur moi ? Eux, ou moi-même ?

J'en ai parlé à ma femme !

24/01/2022

J'en ai parlé à ma femme !

Imaginons, je vais voir mon garagiste, ma voiture est en panne. Il regarde et me suggère de changer l'alternateur. Mais moi, je vais demander à ma femme ce qu'elle en pense. Elle n'est pas calée en mécanique, mais bon, elle sait conduire, c'est pareil non ? Elle, elle pense que ce n'est pas ça, qu'il vaudrait mieux changer le moteur, elle doit avoir raison.Et puis, je vais aller chercher sur Google, on y trouve toutes les réponses. Je trouve enfin. Le mieux c'est quand même de refaire le joint de culasse mais avec du silicone rouge, car c'est à la mode. Je vais aller expliquer ça à mon garagiste, ce gars n'y connait vraiment rien.
Risible ?
Vécu. Mais je ne suis pas garagiste, mais graphiste. A priori, l'avis du proche où les recherches sur l'Internet sont plus fiables que mes propositions. Ce n'est pas propre à mon métier, c'est un phénomène qui à tendance à s'installer partout. Et le soucis n'est pas le questionnement de la personne, mais plutôt la perte de confiance en un professionnel. Mais cela, c'est de notre faute à tous, à tout vouloir faciliter, à tout vouloir rendre gratuit, on dévalorise les savoir-faire.
Ces vécus, je ne vais pas les mettre sur le compte de l'ignorance des autres, mais plutôt sur la mienne. Qu'est-ce qui fait qu'aujourd'hui, la confiance n'est plus de mise ? Qu'est-ce que je peux créer, inventer, faire pour rétablir l'équilibre ? Et c'est ça qui m'intéresse, même si sur le coup... c'est douloureux.

A qui la faute ?

02/01/2022

A qui la faute ?

Mais à qui la faute ?
Ah que c'est rageant, vous ne pouvez pas imaginer, de travailler avec précaution, respect, attention, de faire de tout son mieux... et vlan ! Sortie d'impression, cette faute là, que personne n'avait vu, ressurgit d'un coup ! Vous avez beau y avoir passé des jours entiers, d'avoir aimé ça, cette faute vient gâcher la fête...
Pour ma part, il faut connaître l'historique, la grammaire et l'orthographe ont été mes bêtes noires toute ma scolarité. Un spécialiste, sans exagération, de la note négative en dictée... Je me souviens d'un professeur m'ayant mis 1/20 pour avoir écrit le texte, et me mettre à côté la réalité de ma note selon son barème... -40/20... C'est à dire 60 fautes pour une seule petite dictée...
Je ne sais pas comment, ni pourquoi, mais un jour il y a eu un déclic, un besoin d'écrire, violent, profond. Des cahiers entiers, que j'ai toujours, truffés de fautes. Puis, page après page, cahier après cahier, elles ont commencé à se raréfier.
Mais elles n'ont jamais disparu... 
Je fais toujours au mieux et je suis sûr qu'en relisant ces lignes, il doit bien y en avoir... mais je ne les vois pas. Mon niveau actuel m'en empêche, je suis désolé.
Alors à qui la faute ? Suis-je auteur en ces créations graphiques, ou simple créateur de mise en forme d'un texte que l'on m'a donné ? Les deux... et c'est pour cela qu'à chaque fois qu'une erreur est détectée après coup, comme par exemple lors d'une impression, cela me fait très mal. J'ai une sensation d'échec total.
J'admets volontiers que mon niveau en grammaire et orthographe est parfois limité et j'en suis sincèrement navré. Heureusement pour moi, le fameux "BAT", ou "Bon à Tirer", vient m'aider à partager le fardeau de cette faute résiliente après cent relectures. Non que je ne veuille l'assumer, en rejeter la faute si j'ose dire, mais simplement bien resituer les faits : je reste graphiste, qui s'applique comme il peut dans notre belle langue, mais je ne suis pas (encore) académicien... 
J'en ai pleinement conscience, je continuerai à apprendre, à faire au mieux, à m'appliquer jusqu'à m'en faire transpirer en lisant le Bescherelle, j'écouterai toujours vos corrections avec gourmandise et réel souhait de m'améliorer, puis un jour, quand je serai grand et suffisamment riche, je m'adjoindrai bien volontiers l'aide de spécialistes !