Atelier Disbaru Création Graphique

Bertrand PEARON

118 rue de la platrerie

05230 LA BATIE-NEUVE

atelier.disbaru@gmail.com

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Valeurs

22/07/2022

Valeurs

Ce n'est pas une découverte que le sport, dans sa globalité, est source d'inspirations et de solutions pour le monde du travail. 

Hier, travaillant sur un écran et surveillant le tour de France sur un autre, comme tradition depuis petit où je regardais assis sur le canapé à côté de mon grand-père qui ronflait devant les étapes du tour, j'ai été heureux de cette image. 

Deux bonhommes, jeunes qui plus est, qui se tirent la bourre depuis plusieurs jours sur une des plus grandes courses du monde, implacables, impitoyables, poussant l'un l'autre jusque dans ses retranchements, jusqu'à la faute. Mais le premier, alors témoin de la faute du deuxième, ayant devant lui l'opportunité d'écraser un peu plus son concurrent a levé le pied et l'a attendu. 

Oui, bien entendu qu'il y a là de la stratégie de course, du spectacle sur des centaines de directs à travers le monde, des enjeux d'images et financiers. Mais quand même, le geste reste là. Et c'est plus simple ainsi d'expliquer le respect, la loyauté et l'honneur à mes enfants. 

Alors qu'on aime ou pas le vélo, on s'en moque, ce qu'il faut en retenir ce sont les valeurs. Moi, elles me sont chères, que j'ai été, en tout point de ma vie à la première ou à la dernière place. Je n'y dérogerai pas, jamais, car je me refuse à descendre aussi bas pour monter plus haut. Y compris au travail.

Business

07/07/2022

Business

Ah là là le gros mot !!

Eh bien je dois la vérité... longtemps je l'ai cru. Et je l'explique surtout par une profonde ignorance. D'un point de vue étymologique, déjà, dans notre langue, c'est familier. Si l'on m'avait dit "affaire" ou "commerce", peut-être aurais-je mieux accepté la chose. Mais pas seulement. Dans l'inconscient collectif, le "businessman", correspond souvent à l'image d'un gros monsieur au cigare sortant de la bourse avec une mallette de billets. Mais en fait cela est plutôt la caricature d'un "requin". 

Mais nous tous, que l'on soit employé ou dirigeant, le but ultime de notre entreprise est de vivre, se développer et prospérer. Et pour cela, il faut faire des affaires et avoir des réussites commerciales. Et c'est tout à fait possible sans voler la terre entière.

Il m'a fallu apprendre cela. Le comprendre. Et quitter le statut d'employé pour celui de créateur d'entreprise m'a catapulté dans cette sphère. Aujourd'hui, je dois et veux faire grossir ce "business" qu'est le mien et son succès définira clairement ma pérennité. Pour autant, je ne suis pas prêt à vendre mon âme pour en avoir plus, ni m'acheter des cigares ou avoir une valise de billets. En fait, je veux juste vivre de mon travail, ce qui sous entend que des gens, mes clients, payent pour mon savoir-faire.

Avec le temps et l’expérience et ayant appris tout cela, il en résulte néanmoins une chose, ce mot me gonfle. Pas pour ce qu'il dit, mais parce qu'il est un énième anglicisme... Et que j'aime profondément ma langue.

Rire et travailler

17/06/2022

Rire et travailler

Rire et travailler ?
Mais quel fou, cet homme
Comment pourrait-il se concentrer ?
S'il fait le bouffon, en somme.

 

Rire et travailler ?
Pour sûr la bonne idée !
De nos rires, des esprits libérés,
Autant de place pour nos habiletés.

 

Rire et travailler ! Dans un monde morose,
Blagues et sourires comme alliés,
Outils de solidarité et d'osmose,
De quoi faire pâlir un patron du siècle dernier.

 

Bien sûr qu'il faut rire,
Évidemment qu'il faut travailler !
Et rien ne va en souffrir
Si ce n'est, hilare que nous sommes, nos yeux mouillés.

Savoir-faire et le faire savoir

09/06/2022

Savoir-faire et le faire savoir

La création graphique, c'est mon savoir-faire, ma spécialité. Je ne sais pas moi, imprimer, fabriquer, mettre sur le web, animer un réseau social ou encore décliner mes créations graphiques sur des tee shirts ou des autocollants.
Et c'est logique, quand je vais voir mon boulanger, je ne lui demande pas de me préparer un steak haché, car c'est la spécialité de mon boucher. Nous ne pouvons et devons tout faire. Vouloir tout faire, et donc trop en faire, c'est dilapider son savoir-faire jusqu'à ne plus savoir rien faire. 
Dans mon atelier le choix est sans équivoque, mon savoir-faire c'est la création graphique. J'ai même la prétention de penser avec le temps que je la fais bien. Le reste, le print, le web, la fabrication, je le laisse volontiers à des spécialistes bien meilleurs que moi. 
Mais si mon boulanger s'associe à mon boucher, ils obtiennent à eux deux un bien meilleur sandwich que s'ils avaient cherché à le faire chacun de leur côté. Ma démarche est la même, mon savoir-faire, pour lequel je me dédie exclusivement, associé à vos savoir-faire peut donner des communications bien meilleures que si nous avions cherché à les faire chacun de notre côté. Ce que je propose là, c'est la puissance de la collaboration de spécialistes. 

Un graphiste ou une graphiste ?

24/05/2022

Un graphiste ou une graphiste ?

Je ne m'étais jamais posé la question, pour la simple raison qu'elle n'a aucun intérêt. Mais il m'a été suggéré dernièrement qu'une des mes créations graphiques n'était pas assez féminine, et ce peut-être parce que je suis un homme.
Cela me chafouine. Déjà parce je dois faire honneur à mes parents qui dans mon éducation, n'ont jamais cherché à me faire croire qu'un genre serait mieux qu'un autre. Ensuite parce que cette conviction m'habite depuis toujours, et à un tel point que, lorsque je rencontre collègues, professionnels ou clients, la question du genre qui se présente à moi ne se pose jamais.
Et puis il y a cet aspect créatif. Alors il y aurait une créativité féminine et une masculine, et l'une comme l'autre ne pourraient ni se comprendre, ni se croiser ?
Je suis un homme, certes et je ne l'ai pas choisi. Comme tous, j'ai ma part féminine. Une part que j'aime et défends d'ailleurs. Mais une fois dans mon costume de graphiste, je ne suis ni UN graphiste, ni UNE graphiste. Je suis graphiste et mes créations ont toujours été, sont et seront toujours pensées pour la personne avec qui je travaille. Si féminin il doit y avoir, je le dessinerai avec la même verve et sincérité que si je devais le faire pour une approche masculine. Et puis je m'intéresse à tout le monde avec ma sensibilité propre. Je suis curieux de tout, y compris du genre qui n'est pas le mien.
Comme quoi les stéréotypes de genre sont persistants. De quoi me motiver encore un peu plus à les combattre.

Les autres, c'est moi.

20/05/2022

Les autres, c'est moi.

Graphiste n'est pas un métier rare. Ni exceptionnel. Mais il m'anime, moi, d'une passion infinie. 

La vérité est que c'est un métier que j'ai découvert tard, au hasard d'une discussion. Je travaillais déjà depuis longtemps. Mais ce jour là, ma vie professionnelle à basculée. Alors je me suis renseigné, j'ai observé, lu. Et j'ai découvert "les autres". Cette multiplicité géniale et créative, abondante de talents, de sensibilités, de beautés. Graphistes sobres, colorés, naturels, monochromes... Autant de profils variés mais tous géniaux. En charge de la communication d'une entité, d'une personne, je ne voyais alors que le résultat, simple façade de ce qu'ils avaient créé et j'ai eu envie de connaître l'envers du décor, d'en faire partie, d'en être acteur. Alors j'ai fait. 

J'ai eu le plaisir d'en rencontrer. D'abord avec ce sentiment bizarre, comme si j'allais à la rencontre d'un "concurrent"... J'ai appris et découvert que j'allais à la rencontre de consœurs et confrères. J'ai pu découvrir une planche de travail, voir les "bricolages", les réglages. Mais aussi et surtout écouter les approches, les pensées, les philosophies et les expériences. Du haut de ma trentaine largement dépassée j'étais là avec mon émerveillement d'un petit enfant. Pour eux c'était un quotidien, pour moi une découverte.  Puis un rêve en train de se réaliser. Pas un caprice, non, un rêve, une mutation même.

J'ai, toujours cette admiration sans faille pour le travail de mes collègues. Je ne juge ni les styles, ni les résultats, je ne peux me le permettre. J'ai un avis, forcément et puis je me dis "qu'aurais-je fais, moi ?". J'aime sincèrement voir ces travaux, chaque courbe, chaque couleur, chaque typographie, comment le tout a été pensé, monté, les codes cachés, les symboles intégrés... c'est toujours un plaisir. Et puis l'admiration aussi, pour quelques unes ou uns, dont le travail est au-dessus de ce que je sais faire. Je regarde cela, admiratif, époustouflé par l'intelligence de certaine création, qui ne font qu'exacerber mon appétit créatif. 

Aujourd'hui, je suis les autres, nous sommes graphistes. Et j’espère faire partie de ce lot désormais, en capacité de faire briller les yeux d'autres collègues. Non pour flatter mon égo, mais pour faire encore plus partie de cette famille. Amis graphistes, je vous admire tous et me réjouis de partager avec vous le bonheur de faire ce métier. Merci, en particulier, même si pour vous ce n'était rien, à Claire, Charline ou Julian, je vous suis profondément reconnaissant.