Atelier Disbaru Création Graphique

Bertrand PEARON

118 rue de la platrerie

05230 LA BATIE-NEUVE

atelier.disbaru@gmail.com

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Rire et travailler

16/06/2022

Rire et travailler

Rire et travailler ?
Mais quel fou, cet homme
Comment pourrait-il se concentrer ?
S'il fait le bouffon, en somme.

 

Rire et travailler ?
Pour sûr la bonne idée !
De nos rires, des esprits libérés,
Autant de place pour nos habiletés.

 

Rire et travailler ! Dans un monde morose,
Blagues et sourires comme alliés,
Outils de solidarité et d'osmose,
De quoi faire pâlir un patron du siècle dernier.

 

Bien sûr qu'il faut rire,
Évidemment qu'il faut travailler !
Et rien ne va en souffrir
Si ce n'est, hilare que nous sommes, nos yeux mouillés.

Savoir-faire et le faire savoir

08/06/2022

Savoir-faire et le faire savoir

La création graphique, c'est mon savoir-faire, ma spécialité. Je ne sais pas moi, imprimer, fabriquer, mettre sur le web, animer un réseau social ou encore décliner mes créations graphiques sur des tee shirts ou des autocollants.
Et c'est logique, quand je vais voir mon boulanger, je ne lui demande pas de me préparer un steak haché, car c'est la spécialité de mon boucher. Nous ne pouvons et devons tout faire. Vouloir tout faire, et donc trop en faire, c'est dilapider son savoir-faire jusqu'à ne plus savoir rien faire. 
Dans mon atelier le choix est sans équivoque, mon savoir-faire c'est la création graphique. J'ai même la prétention de penser avec le temps que je la fais bien. Le reste, le print, le web, la fabrication, je le laisse volontiers à des spécialistes bien meilleurs que moi. 
Mais si mon boulanger s'associe à mon boucher, ils obtiennent à eux deux un bien meilleur sandwich que s'ils avaient cherché à le faire chacun de leur côté. Ma démarche est la même, mon savoir-faire, pour lequel je me dédie exclusivement, associé à vos savoir-faire peut donner des communications bien meilleures que si nous avions cherché à les faire chacun de notre côté. Ce que je propose là, c'est la puissance de la collaboration de spécialistes. 

Un graphiste ou une graphiste ?

23/05/2022

Un graphiste ou une graphiste ?

Je ne m'étais jamais posé la question, pour la simple raison qu'elle n'a aucun intérêt. Mais il m'a été suggéré dernièrement qu'une des mes créations graphiques n'était pas assez féminine, et ce peut-être parce que je suis un homme.
Cela me chafouine. Déjà parce je dois faire honneur à mes parents qui dans mon éducation, n'ont jamais cherché à me faire croire qu'un genre serait mieux qu'un autre. Ensuite parce que cette conviction m'habite depuis toujours, et à un tel point que, lorsque je rencontre collègues, professionnels ou clients, la question du genre qui se présente à moi ne se pose jamais.
Et puis il y a cet aspect créatif. Alors il y aurait une créativité féminine et une masculine, et l'une comme l'autre ne pourraient ni se comprendre, ni se croiser ?
Je suis un homme, certes et je ne l'ai pas choisi. Comme tous, j'ai ma part féminine. Une part que j'aime et défends d'ailleurs. Mais une fois dans mon costume de graphiste, je ne suis ni UN graphiste, ni UNE graphiste. Je suis graphiste et mes créations ont toujours été, sont et seront toujours pensées pour la personne avec qui je travaille. Si féminin il doit y avoir, je le dessinerai avec la même verve et sincérité que si je devais le faire pour une approche masculine. Et puis je m'intéresse à tout le monde avec ma sensibilité propre. Je suis curieux de tout, y compris du genre qui n'est pas le mien.
Comme quoi les stéréotypes de genre sont persistants. De quoi me motiver encore un peu plus à les combattre.

Les autres, c'est moi.

19/05/2022

Les autres, c'est moi.

Graphiste n'est pas un métier rare. Ni exceptionnel. Mais il m'anime, moi, d'une passion infinie. 

La vérité est que c'est un métier que j'ai découvert tard, au hasard d'une discussion. Je travaillais déjà depuis longtemps. Mais ce jour là, ma vie professionnelle à basculée. Alors je me suis renseigné, j'ai observé, lu. Et j'ai découvert "les autres". Cette multiplicité géniale et créative, abondante de talents, de sensibilités, de beautés. Graphistes sobres, colorés, naturels, monochromes... Autant de profils variés mais tous géniaux. En charge de la communication d'une entité, d'une personne, je ne voyais alors que le résultat, simple façade de ce qu'ils avaient créé et j'ai eu envie de connaître l'envers du décor, d'en faire partie, d'en être acteur. Alors j'ai fait. 

J'ai eu le plaisir d'en rencontrer. D'abord avec ce sentiment bizarre, comme si j'allais à la rencontre d'un "concurrent"... J'ai appris et découvert que j'allais à la rencontre de consœurs et confrères. J'ai pu découvrir une planche de travail, voir les "bricolages", les réglages. Mais aussi et surtout écouter les approches, les pensées, les philosophies et les expériences. Du haut de ma trentaine largement dépassée j'étais là avec mon émerveillement d'un petit enfant. Pour eux c'était un quotidien, pour moi une découverte.  Puis un rêve en train de se réaliser. Pas un caprice, non, un rêve, une mutation même.

J'ai, toujours cette admiration sans faille pour le travail de mes collègues. Je ne juge ni les styles, ni les résultats, je ne peux me le permettre. J'ai un avis, forcément et puis je me dis "qu'aurais-je fais, moi ?". J'aime sincèrement voir ces travaux, chaque courbe, chaque couleur, chaque typographie, comment le tout a été pensé, monté, les codes cachés, les symboles intégrés... c'est toujours un plaisir. Et puis l'admiration aussi, pour quelques unes ou uns, dont le travail est au-dessus de ce que je sais faire. Je regarde cela, admiratif, époustouflé par l'intelligence de certaine création, qui ne font qu'exacerber mon appétit créatif. 

Aujourd'hui, je suis les autres, nous sommes graphistes. Et j’espère faire partie de ce lot désormais, en capacité de faire briller les yeux d'autres collègues. Non pour flatter mon égo, mais pour faire encore plus partie de cette famille. Amis graphistes, je vous admire tous et me réjouis de partager avec vous le bonheur de faire ce métier. Merci, en particulier, même si pour vous ce n'était rien, à Claire, Charline ou Julian, je vous suis profondément reconnaissant.  

Inspiration

16/05/2022

Inspiration

Inspiration 


On m’a demandé dernièrement «d’où me venait tout ça ?». C’est une très bonne question. D’où viennent mes idées, mes inspirations ?

Je peux vous dire ce que j’en sais et le reste, je ne peux que laisser planer le mystère, non par prétention, mais simplement parce qu’aujourd’hui, je ne sais y donner réponse...

Il y a des moments de «fulgurance», où des paquets d’idées m’arrivent en vrac. Et elles me paraissent solutionner pas mal d’interrogations que j’ai en attente. Elles sont comme la rupture d’un barrage, elles arrivent en flux puissant et abondent de partout. Elles tapissent la vallée aride d’idées, dans laquelle j’errais et comblent mes manques.

Et puis il y a cette sensation de transformation. Là avec vous, quand je vois, sens, touche, entend ou goûte un sujet, une chose, une action, je connecte instantanément ce que je vis à ce que je connais déjà. Comme si je fouillais rapidement dans une bibliothèque pour trouver un livre en lien avec ce qui se passe pour vous raconter une histoire. C’est ma précieuse petite culture générale, richesse folle d’inspirations. J’y établie mes «connexions», racines de mon inspiration.

Il y a sans doute aussi, cet appétit de curiosité qui m’anime depuis petit. Une curiosité alliée à l’inventivité. Démonter un jouet pour comprendre comment il fonctionne, puis le remonter autrement pour lui faire faire autre chose. Il y a là une transformation issue d’une compréhension.

Je suis resté cet enfant curieux. Et j’aime déambuler dans ces strates de mon inconscient et m’y laisser totalement libre. Il y a une chose que je sais enfin, c’est que cela n’est en rien exceptionnel, nous savons tous faire ça. Moi, j’ai juste choisi comme d’autres, de lui laisser une place prépondérante.

Savoir parler de soi

05/05/2022

Savoir parler de soi

J'ai eu l'occasion hier, dans le cadre d'une réunion de mon groupe BNI Gap "Une montagne d'Affaire" de faire ma "conférence".

Dix petites minutes pour s'exprimer. A moins que ce soit dix longues minutes ?? Le temps est différent quand tous les regards sont posés sur nous. Et puis quels arguments ? Que dire ? 

Nous parlons ici d'une conférence professionnelle, où il nous faut mettre à l'honneur la partie "pro" de notre âme. Mais à quel point notre soi intime est séparé de notre soi professionnel ? Quelle degré de pudeur devons nous mettre, car un professionnel, qu'on le veuille ou non, est être de sensibilités, de pensées, de philosophies... Pour ma part, l'intime que je suis alimente grandement le "pro" que j'incarne. J'ai vécu ces dix minutes comme un plaisir fou à mettre en avant mes "métiers", du plus magnifique et intime de papa au plus public et passionnant de "graphiste" en passant par le plus engageant "sapeur-pompier volontaire". Ce n'est pas simple de parler de soi, je ne sais pas si je sais le faire d'ailleurs. Mais vous parler ainsi, donner un peu de moi, c'est obligatoirement vous donner de ma confiance.