Atelier Disbaru Création Graphique

Bertrand PEARON

118 rue de la platrerie

05230 LA BATIE-NEUVE

atelier.disbaru@gmail.com

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Doute

29/09/2022

Doute

Ah l'infâme,

Insidieux ennemi,

Par quelques mots pernicieux

Me fend l'âme


Traitre insinuant

Qui dans mon mur rassurant

Dessine des fissures

Qui le rendent moins sûr


Doute en goutte à goutte

Diffusant, malfaisant

Je sais te mettre en déroute

Avec du temps

Ctrl-Z

31/08/2022

Ctrl-Z

La combinaison magique de mon clavier ! (Et pour celles ou ceux qui l'ignorent, le raccourci clavier qui permet d'annuler la dernière action faite). 

J'en use, j'en abuse, non que je me trompe souvent, mais en créant sur mes logiciels je change pas mal d'avis ou teste des choses avant de me raviser. Et puis ça m'a sauvé pas mal de fois la mise... Alors ce "Ctrl-Z" est quasiment devenu un élément à part entière de mon quotidien.

Dernièrement, alors que je bricolais sur la charpente de mon garage, là perché à quelques mètres du sol, ajustant un bastaing à la scie pour le poser, je me suis trompé de quelques centimètres. Et dans un réflexe magnifique, j'ai de suite pensé "Ctrl-Z". Il m'a fallu une demi-seconde avant de réaliser la réalité de ma situation. Et d'en sourire alors. J'ai trouvé une solution à mon erreur, mais sûrement pas en faisant un "reset" comme si je vivais dans la "matrice" (Idée du film Matrix pour ceux qui ne le connaissent pas). 

Le numérique, l'informatique ont complètement intégré nos vies désormais. Nous vivons avec, travaillons avec, en dépendons même (malheureusement). Il y a des fois plus de frontière entre le réel et eux. Tant que c'est juste une pensée "réflexe" qui nous traverse avec un "Ctrl-Z" ce n'est pas grave, mais si cela va plus loin, que nous ne savons plus comment faire car nous avons perdu le savoir-faire, alors c'est que nous sommes allés trop loin. Ces outils, et pardon de les ramener à leur condition, doivent rester des outils. Et nous utilisateurs, ne devons en aucun cas en devenir des esclaves. Nos ancêtres savaient comment palier à un souci quand un outil cassait ou était défectueux. Nous, j'ai parfois un doute. "Ctrl-Z", et si la dernière action que nous avions faite c'était de donner les pleins pouvoirs aux machines ?

Aïe

07/08/2022

Aïe

"Gratuitement"... Dans les faits, la grande majorité se fout complètement de mon souci. Je le sais et suis pragmatique. Mais tant pis, ne rien dire c'est en quelque sorte approuver. 

Or je n'approuve pas du tout. La gratuité n'existe pas. C'est une illusion totale.

Je me suis posé la question, il y a longtemps déjà. Iriez-vous voir votre boulanger et lui demander si il a un pain gratuit. Votre boucher ? Votre garagiste ? Tous les autres ? Et les autres, c'est vous, donc accepteriez-vous de travailler gratuitement ?

Pourquoi je serai moi la variable d'ajustement? Celui qui accepterai la gratuité ? Mon savoir-faire a t-il moins de valeur ? Est-il moins "important" au bon fonctionnement d'une entreprise ou entité ? A la longue c'est usant. Surtout quand après plusieurs années de projet je ne me verse toujours pas de salaires dignes et que je m'investis pour mon entreprise. 

La "gratuité" est devenue un mal de notre société, je le pense sincèrement. Arrêtons de croire que tout est accessible sans poser problème. A chaque gratuité il y a une victime quelque part, si elle n'est économique, elle est humaine. A se rejeter tous le problème, il faut bien comprendre qu'un jour vous y serez aussi, quand par exemple, une grande plateforme en ligne ventera votre savoir-faire en le laissant accessible gratuitement à qui le voudra... Là ce sera trop tard pour vous. 

Le monde se moquera bien de ces quelques lignes, je ne me fais pas d'illusion, mais moi je ne plierai pas genoux, je garderai sauf mon honneur à faire ce que je sais faire au juste prix et continuerai à payer, volontiers, pour les savoir-faire que je n'ai pas. Le modèle de la gratuité n'est qu'illusion, ou alors nous le devenons tous.

Soyons mot-dérés

25/07/2022

Soyons mot-dérés

Il y en a qui voient une faiblesse dans le fait de retenir ses mots, d’autres penseraient à une sorte de censure. Moi, j’y vois du respect. Il n’est pas question de ne pas se dire les choses, d’exprimer un désaccord ou un désappointement. Au contraire, nous devons tous ouvrir cette voie le plus largement possible pour être mieux compris par les autres. Le souci n’est la pas la voie mais la voix. User d’agressivité par exemple, de mots durs, voir grossiers sont pour sûr un moyen de ne pas se faire comprendre, ne serait-ce que parce que nous ne serons pas écouté.

Quand nous sommes face à une personne qui n’est évidemment pas comme nous, qui ne pense pas comme nous, qui ne voit pas les choses comme nous, qui en fait, et c’est heureux, est elle-même, il y a forcément, dans une discussion partagée avec elle un risque de ne pas être bien compris. Cela réside dans nos approches, à chacun, de tout ce que nous entendons. Les sentiments que nous y mettrons, les pensées qui nous animent, la philosophie qui nous guide, les différents chemins de nos vies... Il est impossible d’aligner tout cela parfaitement et honnêtement entre deux êtres. Aussi, si nous usons de termes mal adaptés pour exprimer quelque chose, nous prenons le risque de blesser, éloigner, voir fermer complètement à nous la personne à qui nous nous adressons.

C’est une facilité de notre société. Dire tout et n’importe quoi sous couvert de «moi je dis les choses». Mais à quel prix ? Si nous «disons les choses» mais que personne ne nous écoute car nous leur vomissons nos propos au visage, alors nous soliloquons. Tout comme crier plus fort encore, en se disant que les échos finirons bien par être entendu. En vain, dans le brouhaha général de notre monde.

Nous devons mieux nous parler. Choisir bien chaque mot et en peser les conséquences. Combien même ce que nous avons à dire est difficile il faut le faire avec intelligence et tact. Inutile de blesser quelqu’un pour lui dire que nous ne sommes pas d’accord. Inutile de le faire douter, remettre en question ce qu’il est pour imposer notre avis. Il est même fort à parier que notre audience sera bien meilleure si nos mots sont les bons. C’est sûr que cela demande de ne pas vociférer à chaud, d’analyser les choses, temporiser un peu avant de sortir nos phrases. C’est sûr il faut réfléchir. 

Attention, cela n’empêche en rien de claquer une bonne colère de temps à autres si elle est nécessaire à la remise en route de certaines choses. Parfois, bien dosée et exceptionnelle, elle est bénéfique.

Mais le reste du temps, apprenons tous à nous parler correctement. Ce sera d’autant plus agréable de s’écouter alors. Peu importe que nous pensions pareillement ou non, si les mots en face sont justes, nous y prêterons une oreille. Libre à nous ensuite d’y porter un jugement personnel et la réflexion que nous souhaitons. 

Nous ignorons tout des autres, ne l’oublions jamais, donc parler avec eux, implique obligatoirement de modérer nos propos.

Valeurs

21/07/2022

Valeurs

Ce n'est pas une découverte que le sport, dans sa globalité, est source d'inspirations et de solutions pour le monde du travail. 

Hier, travaillant sur un écran et surveillant le tour de France sur un autre, comme tradition depuis petit où je regardais assis sur le canapé à côté de mon grand-père qui ronflait devant les étapes du tour, j'ai été heureux de cette image. 

Deux bonhommes, jeunes qui plus est, qui se tirent la bourre depuis plusieurs jours sur une des plus grandes courses du monde, implacables, impitoyables, poussant l'un l'autre jusque dans ses retranchements, jusqu'à la faute. Mais le premier, alors témoin de la faute du deuxième, ayant devant lui l'opportunité d'écraser un peu plus son concurrent a levé le pied et l'a attendu. 

Oui, bien entendu qu'il y a là de la stratégie de course, du spectacle sur des centaines de directs à travers le monde, des enjeux d'images et financiers. Mais quand même, le geste reste là. Et c'est plus simple ainsi d'expliquer le respect, la loyauté et l'honneur à mes enfants. 

Alors qu'on aime ou pas le vélo, on s'en moque, ce qu'il faut en retenir ce sont les valeurs. Moi, elles me sont chères, que j'ai été, en tout point de ma vie à la première ou à la dernière place. Je n'y dérogerai pas, jamais, car je me refuse à descendre aussi bas pour monter plus haut. Y compris au travail.

Business

06/07/2022

Business

Ah là là le gros mot !!

Eh bien je dois la vérité... longtemps je l'ai cru. Et je l'explique surtout par une profonde ignorance. D'un point de vue étymologique, déjà, dans notre langue, c'est familier. Si l'on m'avait dit "affaire" ou "commerce", peut-être aurais-je mieux accepté la chose. Mais pas seulement. Dans l'inconscient collectif, le "businessman", correspond souvent à l'image d'un gros monsieur au cigare sortant de la bourse avec une mallette de billets. Mais en fait cela est plutôt la caricature d'un "requin". 

Mais nous tous, que l'on soit employé ou dirigeant, le but ultime de notre entreprise est de vivre, se développer et prospérer. Et pour cela, il faut faire des affaires et avoir des réussites commerciales. Et c'est tout à fait possible sans voler la terre entière.

Il m'a fallu apprendre cela. Le comprendre. Et quitter le statut d'employé pour celui de créateur d'entreprise m'a catapulté dans cette sphère. Aujourd'hui, je dois et veux faire grossir ce "business" qu'est le mien et son succès définira clairement ma pérennité. Pour autant, je ne suis pas prêt à vendre mon âme pour en avoir plus, ni m'acheter des cigares ou avoir une valise de billets. En fait, je veux juste vivre de mon travail, ce qui sous entend que des gens, mes clients, payent pour mon savoir-faire.

Avec le temps et l’expérience et ayant appris tout cela, il en résulte néanmoins une chose, ce mot me gonfle. Pas pour ce qu'il dit, mais parce qu'il est un énième anglicisme... Et que j'aime profondément ma langue.